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Un parc qui se remplit à nouveau
Au 1er janvier 2026, la France hors Mayotte compte 38,6 millions de logements, selon l'Insee Focus n° 388 « Parc de logements au 1er janvier 2026 », publié fin septembre. Sur ce total, 2,93 millions de logements sont vacants, soit 7,6 % du parc.
Ce chiffre interrompt une longue tendance. La part des logements vacants était passée de 6,2 % en 2005 à 8,1 % en 2019. Depuis, elle recule. Elle retrouve aujourd'hui son niveau de 2013. En nombre, la baisse reste limitée : environ 20 000 logements vacants de moins qu'en 2019. Le parc a en effet continué de croître dans le même temps.
Le reste du parc se répartit ainsi :
- 31,9 millions de résidences principales, soit 82,7 % ;
- 3,8 millions de résidences secondaires ou logements occasionnels, soit 9,7 %. Cette part est stable depuis 2017.
Une croissance du parc qui ralentit
La baisse de la vacance s'accompagne d'un ralentissement de la construction. Le parc a progressé de 1,1 % par an en moyenne depuis 1982. Ce rythme est tombé à 0,8 % par an depuis 2016, contre 1,2 % dans les années 2000. Avec moins de logements neufs livrés, une partie de la demande se reporte sur des logements jusque-là inoccupés.
La part des maisons individuelles recule aussi légèrement. Elle passe de 55,8 % en 2019 à 54,4 % en 2026.
Des écarts marqués selon les territoires
Le taux de vacance national masque des situations différentes :
- 7,9 % dans les communes hors unité urbaine ;
- 7,4 % dans les agglomérations de 100 000 habitants ou plus, hors Paris ;
- 7,3 % dans l'unité urbaine de Paris ;
- 10,8 % dans les départements d'outre-mer hors Mayotte, contre 7,5 % en métropole.
Les communes rurales ont aussi la plus faible part de résidences principales : 75,9 % de leur parc, contre 88,3 % dans l'agglomération parisienne. L'écart s'explique par le poids des résidences secondaires et par une vacance plus durable dans les zones où le marché est moins actif.
Moins de propriétaires en cours de remboursement
La même publication montre un recul de l'accession à la propriété. 19,8 % des ménages remboursent encore un emprunt pour leur résidence principale, soit 1,6 point de moins qu'en 2020. Les propriétaires sans emprunt représentent 37,6 % des ménages. Les locataires en représentent 40,4 % : 23,2 % dans le parc privé et 17,3 % dans le parc social.
Cette baisse coïncide avec la remontée des taux de crédit depuis 2022. Elle s'est poursuivie en 2026 : l'indice Notaires-Insee des prix des logements anciens recule de 0,8 % sur un an au deuxième trimestre.
Ce que cela signifie pour votre achat
Un taux de vacance élevé à l'échelle d'une commune signale souvent une faible demande locale. Il peut aussi révéler un parc vieillissant ou des logements à rénover lourdement, notamment des passoires énergétiques retirées de la location. À l'inverse, une vacance basse traduit en général un marché tendu, où les biens se vendent ou se louent plus vite.
Ce chiffre ne suffit pas à juger d'un bien. Il aide en revanche à le situer dans son marché. Il est utile de le comparer aux prix de vente constatés dans les DVF, à l'étiquette DPE et aux risques naturels de la commune.
Radar du Bien croise ces données pour vous aider à comprendre l'environnement d'un logement avant de vous décider.
Sources
- Insee, Insee Focus n° 388, « Parc de logements au 1er janvier 2026 », septembre 2026 : insee.fr/fr/statistiques/9055697
- Insee, Informations rapides, « Au deuxième trimestre 2026, les prix des logements anciens reculent de 1,0 % », septembre 2026 : insee.fr/fr/statistiques/9050027
- Meilleurtaux, « Logements vacants : 2,926 millions en France au 1er janvier 2026 », 1er octobre 2026
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